L’obsession n’est pas un fantasme !

Ce billet est le premier d’une série que j’espère fructueuse sur le trouble obsessionnel compulsif (TOC). L’obsession est une pensée, tout à fait consciente, pénible, qui s’impose à l’esprit de façon automatique et répétitive, malgré la volonté. Les thèmes sont nombreux (erreur, souillure ou contamination, malheur, agressivité) mais ce type de pensée demeure systématiquement liée à un danger que l’on pourrait provoquer et duquel il faudrait se protéger. L’obsession se révèle ainsi source d’émotions pénibles à commencer par l’anxiété, et peut donner lieu à des compulsions et/ou des comportements d’évitement. La compulsion, autrement appelée rituel, est un comportement souvent répétitif…

Vous avez dit « hystérique »?

Le champ sémantique de l’hystérie, tout comme celui de la schizophrénie, demeure employé à tort et à travers que ce soit dans la population « générale » où dans les milieux « soignants ». Les fréquents abus d’étiquetage combinés à la connotation extrêmement négative de cette hystérie aboutissent hélas fréquemment à des conduites discriminatoires, notamment sexistes et bien sûr, à des soins de mauvaise qualité. Depuis l’antiquité, la notion d’hystérie reste associée à la facticité, et par une malheureuse extension, à l’inauthenticité d’une souffrance. Ainsi, il n’est pas rare de constater chez certains soignants la rigidité d’une pensée très dysfonctionnelle : plus une souffrance…

L’akathisie

Parmi les nombreux effets secondaires attribuables aux neuroleptiques, l’akathisie demeure certainement le plus trompeur, et souvent le plus dommageable. Souvent réduite à une « impatience pathologique » ou à l’impossibilité de rester immobile qui n’est que l’une de ses potentielles conséquences motrices, l’akathisie serait mieux résumée par une surexcitation globale, et notamment émotionnelle. Des présentations trompeuses Ceux qui en ont un jour subi les effets décrivent l’une des pires expériences de leur vie : une sensation intense d’inconfort associée à un sentiment de perte de contrôle, le tout pouvant favoriser toutes sortes de complications plus ou moins graves. L’illustration la plus typique…

Les oméga-3 : anxiolytiques chez le sujet sain?

L’efficacité antidépressive des oméga-3 a déjà fait l’objet de quelques études plus ou moins convaincantes mais une équipe s’est récemment penchée sur l’action de ces acides gras essentiels chez des sujets sains. Cet essai randomisé contrôlé en double aveugle a concerné une soixantaine d’étudiants en médecine sur une période de trois mois. La supplémentation était administré trois fois par jour en capsules contenant 2085 mg d’EPA (acide éicosapentaénoïque, réputé le plus anti-inflammatoire et antidépresseur) et 348 mg de DHA (acide docosahexaénoïque). Les étudiants ainsi supplémentés ont présenté des scores d’anxiété inférieurs de 20% à ceux ayant reçus le placebo, un…