Méditer gratuitement ?

Atteindre régulièrement la « pleine conscience » reste une manière plutôt saine de réduire les effets néfastes du stress et de lutter contre la dépression. Moins saine est la façon dont certains cherchent à rentabiliser cette méthode sans forcément pouvoir garantir la qualité de ce qu’il vendent. Au milieu de ces stages et autres abonnements, il est encore possible de parvenir à méditer gratuitement dans de bonnes conditions. J’ai donc sélectionné quelques liens sérieux vers des séances guidées et gratuites en langue française : Site francophone sur la pleine conscience en psychothérapie : vous trouverez ici du matériel audio fourni par Pierre Philippot de…

La peur de la peur

Ce phénomène également appelé phobophobie est une forme d’anxiété que l’on qualifie parfois d’anticipatoire. La peur d’avoir peur vient souvent compliquer l’évolution d’une autre phobie ou des troubles anxieux que sont : Le trouble panique : la récurrence d’attaques de panique conduit logiquement à craindre de plus en plus leur survenue. L’anxiété généralisée : à force de ruminer ses soucis, on finit par craindre l’idée même de s’en faire de nouveaux. L’anxiété sociale : la peur du regard et du jugement des autres amène à craindre que cette peur soit visible et fasse mauvaise impression. Le trouble obsessionnel compulsif :…

Les distorsions cognitives

Certaines pensées automatiques peuvent révéler des défaillances dans le traitement de l’information. Ces distorsions cognitives sont fréquemment associées à la dépression, à l’anxiété ainsi qu’à la plupart des troubles mentaux. Voici les dix plus courantes : La pensée dichotomique : tout ou rien Lorsque le raisonnement est privé de nuances, tout ce qui n’est pas une victoire devient une défaite, tout ce qui n’est pas sans risque devient dangereux, etc. Ce type de pensée se retrouve logiquement associé au perfectionnisme, aux sentiments dépressifs d’incapacité, de culpabilité, d’autodévalorisation mais également à certains traits de personnalités pathologiques. « Si vous n’êtes pas avec…

L’obsession n’est pas un fantasme !

Ce billet est le premier d’une série que j’espère fructueuse sur le trouble obsessionnel compulsif (TOC). L’obsession est une pensée, tout à fait consciente, pénible, qui s’impose à l’esprit de façon automatique et répétitive, malgré la volonté. Les thèmes sont nombreux (erreur, souillure ou contamination, malheur, agressivité) mais ce type de pensée demeure systématiquement liée à un danger que l’on pourrait provoquer et duquel il faudrait se protéger. L’obsession se révèle ainsi source d’émotions pénibles à commencer par l’anxiété, et peut donner lieu à des compulsions et/ou des comportements d’évitement. La compulsion, autrement appelée rituel, est un comportement souvent répétitif…

Vous avez dit « hystérique »?

Le champ sémantique de l’hystérie, tout comme celui de la schizophrénie, demeure employé à tort et à travers que ce soit dans la population « générale » où dans les milieux « soignants ». Les fréquents abus d’étiquetage combinés à la connotation extrêmement négative de cette hystérie aboutissent hélas fréquemment à des conduites discriminatoires, notamment sexistes et bien sûr, à des soins de mauvaise qualité. Depuis l’antiquité, la notion d’hystérie reste associée à la facticité, et par une malheureuse extension, à l’inauthenticité d’une souffrance. Ainsi, il n’est pas rare de constater chez certains soignants la rigidité d’une pensée très dysfonctionnelle : plus une souffrance…