Borderline : parole de patient

Je vous offre ma traduction (laborieuse) d’une lettre ouverte écrite par une patiente américaine avec trouble de la personnalité borderline sur son blog. Ce trouble y est selon moi admirablement présenté, d’une manière beaucoup plus claire et complète que sur la plupart des ouvrages rédigés par des professionnels de santé français. Lettre ouverte de ceux qui vivent avec un trouble de la personnalité borderline Chers amis, familles, amoureux, ex-amoureux, collègues, enfants et autres proches de ceux qui vivent avec un trouble de la personnalité borderline, Vous vous sentez certainement frustrés, impuissants, prêts à laisser tomber. Ce n’est pas votre faute….

Borderline : la désescalade verbale

I. Respecter les espaces personnels De par leur histoire personnelle souvent traumatique, les patients borderline sont facilement en proie à des sentiments de vulnérabilité et d’humiliation. La proximité physique peut donc vite être perçue comme une menace. La distance interpersonnelle généralement recommandée est d’au moins deux bras tendus et si le patient la juge insuffisante, il convient de l’augmenter. Dans la mesure du possible, rien ne doit empêcher quiconque de quitter la pièce. II. Éviter les attitudes provocatrices La posture et la gestuelle des soignants doivent s’adapter afin que le patient ne les perçoive pas comme une menace ou un…

Borderline : les dix commandements aux soignants

I. Du patient borderline, tu connaitras le fonctionnement Il est en effet primordial de connaître le trouble que l’on envisage de soigner et notamment la façon dont il impacte la vie du patient. Le schéma constitue à ce titre un minimum nécessaire à défaut d’être suffisant. Les connaissances ne peuvent être considérées comme acquises qu’à partir du moment où elles peuvent être restituées, notamment au patient. Il s’agit d’une première étape indispensable vers l’autonomisation de ce dernier. II. Tes propres émotions, tu sauras identifier et gérer La seule réelle limite à la prise en charge des patients borderline réside dans…

Vous avez dit « hystérique »?

Le champ sémantique de l’hystérie, tout comme celui de la schizophrénie, demeure employé à tort et à travers que ce soit dans la population « générale » où dans les milieux « soignants ». Les fréquents abus d’étiquetage combinés à la connotation extrêmement négative de cette hystérie aboutissent hélas fréquemment à des conduites discriminatoires, notamment sexistes et bien sûr, à des soins de mauvaise qualité. Depuis l’antiquité, la notion d’hystérie reste associée à la facticité, et par une malheureuse extension, à l’inauthenticité d’une souffrance. Ainsi, il n’est pas rare de constater chez certains soignants la rigidité d’une pensée très dysfonctionnelle : plus une souffrance…