Vous reprendrez bien un peu de psychose

Volontiers cher collègue ! Je l’aime particulièrement lorsqu’elle est proclamée par la personne que l’on attendait, lorsque ce mot si cruel résonne sous un tonnerre de silence, lorsque cet argument d’autorité vient tapoter la joue des petits coquins qui croyaient encore l’avoir enterrée. Viennent ensuite les hochements de tête, rictus, brèves marques d’intérêt puis les anecdotes biographiques plus ou moins revisitées sans le principal intéressé, et enfin les jeux de mots qui peuvent bien tomber à coté, peu importe. Tout, absolument tout, même le silence, signe l’approbation. La psychose, on la sent, on la ressent, puis on l’avait pressentie. Essayez de…

Ma sélection Uriah Heep

Voici une sélection de chansons d’Uriah Heep que l’on pourrait (approximativement) considérer comme mes favorites. Je ne prétends nullement constituer ici l’universelle anthologie du groupe. Les doléances, commentaires et autres réclamations sont évidemment possibles. Le classement n’est que chronologique. Introduction Encore trop souvent désigné comme le Deep Purple du pauvre, Uriah Heep déploie une dimension burlesque qui dépasse celle de la plupart de ses contemporains, du moins celle des pionniers du hard rock les plus reconnus. Sa musique s’écoute comme se visionnent ces films d’épouvante qui font davantage rire qu’ils n’éffraient. Ses musiciens ne resteront guère parmi les plus grands compositeurs de…

De l’hôpital psychiatrique…

Voici le témoignage d’un usager sur l’hôpital psychiatrique, retranscrit ici avec son accord et dans le respect de son anonymat. Hôpital…   J’ai tellement de choses à te dire, hôpital.   On n’est pas forcément amis, nous deux. En tous cas, on doit avoir une relation très particulière : j’ai besoin de toi comme j’ai peur de toi. Je voudrais te détester, te haïr pour pouvoir avancer dans ma vie sans venir chez toi. J’aimerais ne pas avoir besoin de toquer à ta porte et te demander de l’aide. J’aimerais te dire que tu ne dois pas avoir peur pour moi,…

Ce qui cloche avec la psychiatrie

Les défauts d’un système ne sont jamais mieux pointés que par ceux qui le subissent en bénéficient. Voici le témoignage d’un usager posté hier sur un groupe Facebook que je co-administre. J’y adhère suffisamment pour m’abstenir de toute remarque supplémentaire. Mais que les lecteurs ne s’en privent pas ! 1 – Déjà, il a fallu près de trois ans après le début du déclanchement de mes difficultés pour que je voie le moindre psy ou médecin. Youhou, vive la détection rapide des problèmes ! (et encore trois ans, c’est plutôt rapide dans le domaine…) 2- Ce sont davantage mes amis, mes proches, mes profs,…

4 idées reçues sur l’isolement et la contention

1. C’est sans danger si bien réalisé Quel que soit leur mode d’administration, ces procédures restent dangereuses pour les usagers. Aux risques physiques (blessures, fractures, complications cardiopulmonaires, décès) s’ajoutent des complications psychiatriques (traumatisme, recrudescence anxieuse, délirante et hallucinatoire). Les soignants sont également exposés à des risques de blessures (plus souvent que les travailleurs des industries à haut risque). Les programmes visant à un moindre recours à l’isolement et à la contention sont associés à une diminution de ces accidents. 2. C’est parfois thérapeutique Si le risque élevé de complications est bien établi, il n’existe aujourd’hui aucune donnée en faveur d’un…