Le crime est commis par l’auteur, mais c’est souvent la victime qui s’en fait le procès. Elle passe son comportement au crible, reconstitue chaque minute, examine chacune de ses « décisions » et finit par se condamner pour ne pas avoir empêché ce qu’on lui a fait.
Pourquoi cette culpabilité, aussi injuste qu’apparemment absurde, reste-t-elle si fréquente et tenace ? Pourquoi tous ces « j’aurais dû » et « je n’aurais pas dû » ne cèdent-ils pas devant un simple : « Vous n’y êtes pour rien » ?
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