Ce qui cloche DANS la psychiatrie

Ce billet est une réponse possible à celui intitulé Ce qui cloche AVEC la psychiatrie et une tentative d’explication (et non de justification) de ce qui nous conduit à clocher de la sorte. Dans ses formes traditionnelles et le plus souvent actuelles, la psychiatrie conditionne ses acteurs à une considération négative du patient/usager, ainsi qu’à une vision inquiétante et pessimiste de son avenir. Beaucoup de facteurs conduisent à cette appréciation négative, à commencer par un biais de confirmation des plus tenaces : ceux qui s’en sortent disparaissent le plus souvent de nos radars (hélas). Allez les chercher serait un effort trop couteux. Alors…

Vous reprendrez bien un peu de psychose

Volontiers cher collègue ! Je l’aime particulièrement lorsqu’elle est proclamée par la personne que l’on attendait, lorsque ce mot si cruel résonne sous un tonnerre de silence, lorsque cet argument d’autorité vient tapoter la joue des petits coquins qui croyaient encore l’avoir enterrée. Viennent ensuite les hochements de tête, rictus, brèves marques d’intérêt puis les anecdotes biographiques plus ou moins revisitées sans le principal intéressé, et enfin les jeux de mots qui peuvent bien tomber à coté, peu importe. Tout, absolument tout, même le silence, signe l’approbation. La psychose, on la sent, on la ressent, puis on l’avait pressentie. Essayez de…

Ce qui cloche AVEC la psychiatrie

Les défauts d’un système ne sont jamais mieux pointés que par ceux qui le subissent en bénéficient. Voici le témoignage d’un usager posté hier sur un groupe Facebook que je co-administre. J’y adhère suffisamment pour m’abstenir de toute remarque supplémentaire. Mais que les lecteurs ne s’en privent pas ! 1 – Déjà, il a fallu près de trois ans après le début du déclanchement de mes difficultés pour que je voie le moindre psy ou médecin. Youhou, vive la détection rapide des problèmes ! (et encore trois ans, c’est plutôt rapide dans le domaine…) 2- Ce sont davantage mes amis, mes proches, mes profs,…

4 idées reçues sur l’isolement et la contention

1. C’est sans danger si bien réalisé Quel que soit leur mode d’administration, ces procédures restent dangereuses pour les usagers. Aux risques physiques (blessures, fractures, complications cardiopulmonaires, décès) s’ajoutent des complications psychiatriques (traumatisme, recrudescence anxieuse, délirante et hallucinatoire). Les soignants sont également exposés à des risques de blessures (plus souvent que les travailleurs des industries à haut risque). Les programmes visant à un moindre recours à l’isolement et à la contention sont associés à une diminution de ces accidents. 2. C’est parfois thérapeutique Si le risque élevé de complications est bien établi, il n’existe aujourd’hui aucune donnée en faveur d’un…

Évaluer les psychoses avec la COP 13 (2011) ♥½

Les états psychotiques posent aux équipes soignantes et à la société des problèmes de grande ampleur : problème de leur description, de leur compréhension, de leur traitement, de leur évolution, et de l’évaluation des méthodes de soin. Les troubles psychotiques sévères durables nécessitent de longues périodes de soins. Prises dans l’action quotidienne, les équipes de soins ne peuvent que difficilement se faire une idée globale du « point » où en est chaque patient. Afin de mieux connaître le malade, de préciser la clinique, d’enrichir les perspectives de traitement, de procéder à des évaluations, voire de réévaluer le pronostic, les auteurs ont…