Ce qui cloche DANS la psychiatrie

Ce billet est une réponse possible à celui intitulé Ce qui cloche AVEC la psychiatrie et une tentative d’explication (et non de justification) de ce qui nous conduit à clocher de la sorte. Dans ses formes traditionnelles et le plus souvent actuelles, la psychiatrie conditionne ses acteurs à une considération négative du patient/usager, ainsi qu’à une vision inquiétante et pessimiste de son avenir. Beaucoup de facteurs conduisent à cette appréciation négative, à commencer par un biais de confirmation des plus tenaces : ceux qui s’en sortent disparaissent le plus souvent de nos radars (hélas). Allez les chercher serait un effort trop couteux. Alors…

L’obsession n’est pas un fantasme !

Ce billet est le premier d’une série que j’espère fructueuse sur le trouble obsessionnel compulsif (TOC). L’obsession est une pensée, tout à fait consciente, pénible, qui s’impose à l’esprit de façon automatique et répétitive, malgré la volonté. Les thèmes sont nombreux (erreur, souillure ou contamination, malheur, agressivité) mais ce type de pensée demeure systématiquement liée à un danger que l’on pourrait provoquer et duquel il faudrait se protéger. L’obsession se révèle ainsi source d’émotions pénibles à commencer par l’anxiété, et peut donner lieu à des compulsions et/ou des comportements d’évitement. La compulsion, autrement appelée rituel, est un comportement souvent répétitif…