Ce qui cloche avec la psychiatrie

Les défauts d’un système ne sont jamais mieux pointés que par ceux qui le subissent en bénéficient. Voici le témoignage d’un usager posté hier sur un groupe Facebook que je co-administre. J’y adhère suffisamment pour m’abstenir de toute remarque supplémentaire. Mais que les lecteurs ne s’en privent pas ! 1 – Déjà, il a fallu près de trois ans après le début du déclanchement de mes difficultés pour que je voie le moindre psy ou médecin. Youhou, vive la détection rapide des problèmes ! (et encore trois ans, c’est plutôt rapide dans le domaine…) 2- Ce sont davantage mes amis, mes proches, mes profs,…

B. Axelrad : Les ravages des faux souvenirs (2010) ♥♥♥♥½

L’objectif de ce livre est de répondre de façon claire et pédagogique aux patients, aux familles, aux professionnels, aux juristes qui s’interrogent sur les thérapies dites de la mémoire retrouvée (TMR) et sur leurs conséquences destructrices pour tous ceux qui en sont victimes. Les « ravages des faux souvenirs » ont commencé à sévir dans les années 80 aux États-Unis. Une association de défense des familles et des patients pris dans la tourmente des TMR s’est créée en 1992, à Philadelphie. Fondée par Pamela Freyd, elle a été rejointe par de nombreux chercheurs, professeurs d’universités, journalistes d’investigation. Les recherches et les publications…

N. Gauvrit & J. Van Rillaer : Les psychanalyses (2010) ♥♥♥♥♥

Quelle est la conclusion à laquelle aboutissent les psychologues d’orientation scientifique qui ont pris la peine d’étudier de très près les conceptions de Freud et celles qui en sont dérivées ? Globalement la réponse est : la théorie psychanalytique est essentiellement… de la spéculation ! Cet ouvrage aborde la validité de psychanalyses «classiques» avec une place de choix à la façon dont Freud a mené ses analyses psychologiques, construit ses théories et traité ses patients. Les auteurs expliquent également pourquoi le lacanisme, la plus obscure des théories dérivées du freudisme, a connu un étonnant succès auprès de bon nombre d’intellectuels…

Vous avez dit « le mal est plus profond » ?

Lorsqu’il est question de prendre en charge un trouble mental, quel qu’il soit, et notamment lorsqu’il est question de recourir à des mesures médicamenteuses, comportementales, sociales ou encore familiales, il n’est pas rare de se retrouver face à une réticence basée sur la conviction que le mal, le vrai, le pur, l’originel, le plus fort, serait ailleurs mais aussi surtout plus profond, ou « derrière » (jusqu’ici, rien de sexuel bien qu’il soit toujours difficile de le promettre). Cette idée, qui n’est pas forcément absurde, est hélas fréquemment associée à certaines croyances dont on sait aujourd’hui qu’elles sont erronées. Le meilleur moyen…

Souffrance et déni de psychanalys(t)e

Un éminent confrère et Professeur s’est récemment exprimé au sujet de la souffrance des enfants autistes qui lui semble « niée et déniée au fil des polémiques haineuses et ravageuses qui ont eu lieu ces dernières années, et qui ont amené la disqualification que l’on sait du soin psychique, de la psychanalyse et des psychothérapies dans le champ de l’autisme infantile ». Cette énième posture victimaire (pauvres de nous) et démagogique (pauvres enfants), révélatrice de cet incroyable égocentrisme psychanalytique, semble surtout révéler la souffrance de celui qui ne sait plus aborder celle des autres sans avoir préalablement mis en avant la sienne….