Ce qui cloche avec la psychiatrie

Les défauts d’un système ne sont jamais mieux pointés que par ceux qui le subissent en bénéficient. Voici le témoignage d’un usager posté hier sur un groupe Facebook que je co-administre. J’y adhère suffisamment pour m’abstenir de toute remarque supplémentaire. Mais que les lecteurs ne s’en privent pas ! 1 – Déjà, il a fallu près de trois ans après le début du déclanchement de mes difficultés pour que je voie le moindre psy ou médecin. Youhou, vive la détection rapide des problèmes ! (et encore trois ans, c’est plutôt rapide dans le domaine…) 2- Ce sont davantage mes amis, mes proches, mes profs,…

4 idées reçues sur l’isolement et la contention

1. C’est sans danger si bien réalisé Quel que soit leur mode d’administration, ces procédures restent dangereuses pour les usagers. Aux risques physiques (blessures, fractures, complications cardiopulmonaires, décès) s’ajoutent des complications psychiatriques (traumatisme, recrudescence anxieuse, délirante et hallucinatoire). Les soignants sont également exposés à des risques de blessures (plus souvent que les travailleurs des industries à haut risque). Les programmes visant à un moindre recours à l’isolement et à la contention sont associés à une diminution de ces accidents. 2. C’est parfois thérapeutique Si le risque élevé de complications est bien établi, il n’existe aujourd’hui aucune donnée en faveur d’un…

La contention (mécanique) en psychiatrie

Résumé La contention mécanique consiste à restreindre ou maitriser directement les mouvements d’un patient à l’aide d’un dispositif de bracelets et de ceintures le plus fréquemment fixé sur un lit. Il s’agit de la forme la plus coercitive de contention et de la plus grande restriction de liberté imposable à un patient. Cette pratique reste courante malgré l’évolution des soins psychiatriques et se révèle souvent variable d’un lieu de soin à un autre. Le sujet n’est que très discrètement abordé dans la littérature et les recommandations demeurent peu explicites. Les équipes soignantes qui doivent déjà faire face à des préoccupations…

Sainte-Anne, hôpital psychiatrique

Pathétique sur de nombreux point, ce film de 90 minutes ne fait pas honneur à la psychiatrie française, d’autant plus qu’il est tourné à Sainte-Anne, un hôpital historique et réputé, que l’on imagine volontiers de pointe mais dont les différentes sections demeurent aussi hétérogènes qu’ailleurs. Il s’agit principalement d’une unité fermée, donc apte à recevoir des patients dont l’état ne permet pas le consentement aux soins. Il serait inutile de revenir sur la façon dont est filmé ou monté le reportage, du fait qu’il insiste sur les éléments les plus lugubres et brutaux et qu’il en délaisse probablement d’autres. Ceci…