Cramponnez-vous !

Pratiquer la pleine conscience reste certainement l’un des moyens les plus efficaces pour mieux gérer ses émotions négatives. Le principe est de se concentrer dessus plutôt que sur les pensées qui leurs sont associées, de réussir à décrire ces fameuses émotions sans les fuir, les juger ou les interpréter, tout en restant dans l’instant présent. Cela nécessite évidemment de l’entrainement comme pour n’importe quelle démarche d’exposition en TCC. C’est en effet bien d’une exposition dont il s’agit, mais directement aux émotions, ce qui peut poser un problème à certains patients pour lesquels l’intensité de la souffrance émotionnelle transforme systématiquement l’exposition…

NightmarZ: Asylum ♥♥♥♥

« I was not crazy–what happened to me was crazy but did happen » Voici une pensée à inscrire à l’entrée des hôpitaux psychiatriques tant elle illustre à merveille la plupart des vécus délirants. À l’instar de nombreux patients, cette héroïne de 17 ans est soumise à une sorte de double peine : la « matérialisation » d’un cauchemar suivi d’un second, tout aussi réel et bien pire encore, à savoir son internement. La caricature de l’hôpital psychiatrique, aussi outrancière que nécessaire, est à considérer parmi les grandes réussites de ce premier épisode. La froideur extrême des locaux, du personnel et notamment du psychiatre…

Vous avez dit « hystérique »?

Le champ sémantique de l’hystérie, tout comme celui de la schizophrénie, demeure employé à tort et à travers que ce soit dans la population « générale » où dans les milieux « soignants ». Les fréquents abus d’étiquetage combinés à la connotation extrêmement négative de cette hystérie aboutissent hélas fréquemment à des conduites discriminatoires, notamment sexistes et bien sûr, à des soins de mauvaise qualité. Depuis l’antiquité, la notion d’hystérie reste associée à la facticité, et par une malheureuse extension, à l’inauthenticité d’une souffrance. Ainsi, il n’est pas rare de constater chez certains soignants la rigidité d’une pensée très dysfonctionnelle : plus une souffrance…