Cannabis et délire à retardement

[Mises à jour régulières] Mars 2011 Nous savions que l’usage de cannabis était associé à l’augmentation du risque de développer des symptômes psychotiques, or restait-il à préciser par quels mécanismes et dans quels délais. Une étude récente semble apporter des précisions temporelles sur la relation entre usage de cannabis à l’adolescence et manifestations délirantes. 1923 jeunes allemands âgés de 14 à 24 ans ont été suivis pendant dix ans, l’usage de cannabis et les symptômes psychotiques évalués au départ, quatre puis huit ans plus tard. L’usage ponctuel de cannabis initial est associé à l’augmentation des symptômes psychotiques entre quatre et…

Antidépresseurs et risque suicidaire

Les préoccupations concernant le risque suicidaire à l’instauration d’un traitement antidépresseur ne datent pas d’hier. Ce phénomène est couramment (et sans véritable preuve) associé à la fameuse levée d’inhibition, qui résulterait d’une action précoce sur certains symptômes dépressifs, notamment psychomoteurs, alors que d’autres, comme les idées suicidaires, persisteraient. L’inquiétude grandissante à ce sujet, renforcée par plusieurs études chez les jeunes patients, conduisit la FDA à contraindre l’industrie d’avertir les consommateurs et leur entourage aux États-Unis : Antidepressants increase the risk of suicidal thinking and behaviour (suicidality) in children and adolescents with major depressive disorder (MDD) and other psychiatric disorder. Anyone…

Génétique et psychiatrie

Bien que des prophètes contestent régulièrement les avancées de la recherche, les facteurs génétiques associés à certaines maladies mentales s’éclaircissent, lentement mais surement, avec tous les avantages et les inconvénients envisageables. Deux études récentes y contribuent dans des domaines pathologiques bien différents. La première, qui concerne 4365 enfants, associe un comportement antisocial qualifié d’extrême et un génotype correspondant à la forte activité d’une enzyme COMT (catechol-o-methyltransferase), le tout en cas de déficit de l’attention avec hyperactivité. Il s’agirait à la fois de carences cognitives perturbant l’apprentissage social et d’un dysfonctionnement d’ordre exécutif troublant le contrôle des actes. Ce type d’étude…

Le trouble bipolaire serait donc une vraie maladie…

Pour certains, la maladie mentale n’existe pas. Il s’agirait d’une création conjointe des laboratoires pharmaceutiques et du gouvernement, motivés respectivement par l’appât du gain et par le contrôle de la population. Je suggère à ces nososceptiques de prêter attention à une étude menée récemment par l’OMS dans le cadre d’une enquête mondiale sur la santé mentale (le fameux World Mental Health Survey Initiative). L’article concerné rend compte de l’étude de la prévalence, de l’impact et des comorbidités du trouble bipolaire (anciennement maladie maniacodépressive) à travers onze pays, ceci concernant au total 61 392 adultes. Les scientologues y découvriront notamment que…