Ce billet fait suite à plusieurs échanges avec des confrères psychiatres libéraux affirmant que le contrôle social relèverait essentiellement de la psychiatrie hospitalière ou du médico-social, et très peu, voire pas du tout de l’exercice libéral.
Cette position est compréhensible. Beaucoup ont justement quitté l’hôpital pour échapper à la contrainte, à la violence institutionnelle et aux logiques coercitives. Mais c’est précisément là que commence le malentendu. Car si l’on réduit le contrôle social à la contrainte visible, alors oui : la psychiatrie libérale en est largement exempte.
En revanche, si l’on adopte une définition un peu plus rigoureuse, et un peu plus sociologique, la conclusion est toute autre.
Ce billet se veut volontairement simple, presque didactique : une sorte de « contrôle social pour les nuls », appliqué à la psychiatrie libérale.

