Borderline : le schéma

Troubles de la personnalité

BORDERLINE : LE FONCTIONNEMENT

borderline


BORDERLINE : la série

Le schéma

Les dix commandements aux soignants

La désescalade verbale

Parole de patient

Parole de patient 2

B. Koeltz – Comment ne pas tout remettre au lendemain (2006) ♥♥♥♥

Livres

Vous remettez à demain ce que vous pourriez faire aujourd’hui ?

Si cette tendance empoisonne votre existence, vous souffrez sans doute de « procrastination », et cela n’a rien à voir avec la paresse. Culpabilité, perte de temps, insatisfaction, stress, conflits en sont les conséquences… Procrastinateur occasionnel ou impénitent, n’attendez plus pour changer.

S’appuyant sur sa pratique de psychothérapeute, le Dr Bruno Koeltz vous propose une méthode simple et efficace pour ne plus tout remettre au lendemain.

Bruno Koeltz est médecin et thérapeute comportementaliste.

Comme la plupart de ces « guides pour s’aider soi-même », celui-ci est rédigé par une figure d’autorité dans le domaine concerné qui expose quelques notions théoriques avant d’inciter le lecteur à mettre ses recettes en pratique, le tout restant évidemment ponctué de petits questionnaires d’évaluation.

Après une première partie consacrée à définir la procrastination, et notamment à rappeler que si elle concerne un bon quart de la population, cette tendance n’est pas forcément pathologique ou invalidante, l’auteur en décortique les principaux mécanismes dans une deuxième partie plutôt claire et instructive. On y (ré)apprendra que cette procrastination sert classiquement à échapper à la frustration et à surprotéger l’estime de soi, mais qu’elle constitue également un outil de résistance du registre passif-agressif ou encore une source de stimulation pour amateurs de sensations fortes. Dans tous les cas, ce sont des croyances plus ou moins profondes et souvent irrationnelles qui la favorisent tout en contrariant des comportements plus bénéfiques à long terme.

La troisième partie dévoile un plan de bataille bien fourni à mettre en œuvre lorsque ce comportement devient problématique. Les grands mouvements stratégiques y côtoient des petites astuces toutes aussi précieuses et l’ensemble correspond sur le papier à une bonne thérapie cognitive et comportementale comme on aimerait la voir pratiquée plus souvent dans notre beau pays. Cela commence avec une bonne dose de pédagogie sur la modification du comportement, puis l’accent est mis sur la nécessité d’une phase de bilan durant laquelle seront relevées non seulement les activités reportées mais également celles qui sont utilisées comme des jokers pour encore mieux reporter les précédentes (ex. zut je ne peux pas remplir ma déclaration d’impôts ce soir puisque la vaisselle sale déborde). Le premier domaine à travailler est en général la perception du temps puisque le procrastinateur a tendance à sous-estimer le temps nécessaire à la réalisation d’une tâche, ce qui l’incite d’autant plus à reporter jusqu’à se retrouver au pied du mur. Le deuxième axe de travail consiste à démêler les conflits de motivation. La troisième phase, systématique, doit mener à combattre les pensées dysfonctionnelles en rapport avec la procrastination, souvent après avoir isolé les fameuses distorsions cognitives. Plusieurs astuces et conseils sont par la suite données par l’auteur, notamment : fixer une date précise de démarrage (et non de clôture), interrompre les préliminaires, ne se lancer que 5 minutes à priori, fractionner les obstacles etc. Quelques interventions sur l’environnement sont également recommandées : limiter les sources de distraction, s’engager publiquement, avec quelqu’un etc. Enfin, une dernière partie est consacrée à donner des conseils à ceux qui ne procrastinent pas, mais qui côtoient un procrastinateur.

Il s’agit probablement d’un des ouvrages les plus complets et pratiques sur le sujet. Je le conseille à de nombreux patients, notamment ceux qui peinent à se débarrasser de symptômes dépressifs résiduels.

Le (déjà) vilain « joint électronique »

Addictions, Cigarette électronique

La sortie prochaine de ce vaporisateur de chanvre soulève certes quelques interrogations mais il est bien regrettable de le voir condamné uniquement sur la base de prédictions catastrophistes sans tenir compte d’éventuels bénéfices.

Si la réaction impulsive et arbitraire du Ministère de la santé n’est hélas pas surprenante, le précautionnisme affiché par la plupart des professionnels de santé, notamment certains spécialistes de l’addiction, est lui consternant. Les arguments mis en avant sont à peu de choses près les mêmes que ceux observés lors de l’émergence de la cigarette électronique (qui d’ailleurs résonnent toujours). Parmi ceux-ci :

1. Les jeunes vont se l’approprier

S’approprier ce qui est réservé aux adultes est une tendance bien connue des adolescents. Il est donc probable que certains d’entre-eux s’approprient le dispositif, mais tout aussi probable qu’ils le laissent de coté après avoir constaté sa faible valeur récréative. En effet, le liquide vaporisé ne contient pas de THC, la substance responsable des effets euphorisants et désinhibiteurs du cannabis. Je ne vois vraiment pas quel intérêt auraient ces jeunes à ajouter cet engin à leurs différents cocktails de défonce. Par ailleurs, je ne partage pas la croyance selon laquelle ce vaporisateur pourrait être adopté par des jeunes qui seraient autrement restés « vierges » de toutes substances psychoactives.

2. Ce serait une incitation à fumer du « vrai » tabac cannabis

À moins d’avoir vécu ces dernières années dans une dimension parallèle, je n’ai pas l’impression que l’arrivée de la cigarette électronique ait causé une augmentation du tabagisme. Je ne vois pas pourquoi il en serait autrement avec ce vaporisateur de chanvre qui ne contient ni THC, ni nicotine. Ce qui incite à fumer du cannabis, c’est avant tout le cannabis lui-même. Alors certes, le nom de l’entreprise cultive (c’est le cas de le dire) une certaine ambiguité mais c’était également le cas de la « cigarette » électronique. Dans les deux cas, il me semble que le principe consiste à conserver ce que le produit d’origine (tabac ou cannabis) a de moins mauvais, et à se débarrasser de ce qu’il a de plus toxique (goudrons et THC notamment).

3. Ce « joint électronique » pourrait ternir l’image de la cigarette électronique

Cet argument semble nouveau, mais il fonctionne en miroir avec la prophétie selon laquelle la cigarette électronique devait redonner une bonne image au tabac, ce qui ne s’est pas produit jusqu’à ce jour. Je constate avec grande déception que cet argument est relayé par une bonne partie de la « communauté » des vapoteurs dont les craintes mériteraient d’être explorées. D’une part, il ne me semble pas que la cigarette électronique bénéficie d’une image beaucoup plus reluisante que ce vaporisateur de chanvre, d’autre part les fumeurs de cannabis ne sont pas davantage des parias que les fumeurs de tabac. Ceux-là mêmes qui se plaignaient du fait que leur engin n’était pas pris au sérieux (et ne l’est toujours pas vraiment) feraient donc subir le même sort aux potentiels usagers de ce nouveau produit?

Tous ces gens n’auraient donc rien retiré de l’expérience (positive) de la cigarette électronique qui puisse ne pas les faire condamner d’emblée cette nouvelle initiative?

En tant que psychiatre, je constate chaque jour les ravages que peut causer le cannabis et la forte addiction qu’il peut entrainer. À l’origine de nombreux épisodes psychotiques, le cannabis peut aussi provoquer, précipiter et surtout aggraver la schizophrénie. Le cannabis constitue aussi souvent une sorte d’automédication pour les patients, qu’il s’agisse là encore de schizophrénie, de trouble bipolaire ou également des troubles anxieux qui eux aussi peuvent se révéler très invalidants. Alors lorsqu’il s’agit d’en exclure la molécule à priori néfaste (THC) pour ne conserver que celle qui semble bénéfique et notamment antipsychotique (CBD), lorsqu’il s’agit de mettre un tel produit à disposition de tous et immédiatement, je ne crie pas au miracle, ni à la catastrophe, mais je demande à voir ce que ça donne…


Ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur le cannabidiol (CBD) et notamment sur ses propriétés antipsychotiques peuvent jeter un coup d’oeil à cette revue de littérature assez récente.

Y.-A. Thalmann – La Psychologie positive : pour aller bien (2011) ♥♥♥

Livres

Bonne nouvelle : il existe enfin une branche de la psychologie qui s’intéresse spécifiquement au bien-être ! Cette nouvelle discipline scientifique, baptisée psychologie positive, étudie davantage les pistes concrètes pour dynamiser votre bonheur (comment faire pour être heureux ?) que les causes de votre mal-être (pourquoi vais-je mal ?).

 

Destiné à toutes celles et tous ceux qui vont bien et qui désirent aller encore mieux, ce livre se veut un véritable manuel de psychologie positive : il résume les principales découvertes sur le bonheur tout en proposant une multitude d’exercices pratiques et ciblés visant l’épanouissement.

 

Qu’attendez-vous pour être plus heureux ?

 

Le livre qui rend plus heureux.

 

Yves-Alexandre Thalmann est docteur en sciences naturelles et diplômé en psychologie. D’orientation cognitive et comportementale, il exerce comme clinicien en pratique privée, formateur en entreprises et professeur de psychologie. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de développement personnel.

 

La moitié des droits d’auteur est reversée à l’association Happylab.

 

Comme la plupart de ces « guides pour s’aider soi-même », celui-ci est rédigé par une figure d’autorité dans le domaine concerné qui expose quelques notions théoriques avant d’inciter le lecteur à mettre ses recettes en pratique, le tout restant évidemment ponctué de petits questionnaires d’évaluation.

Du coté théorique, nous avons donc le droit à quelques notions sur le bonheur et la psychologie positive, ce courant né à la fin du siècle dernier qui vise davantage à développer ce qui va bien qu’à réduire ce qui va mal, ou du moins à confirmer que l’un ne va pas sans l’autre. À l’instar des nombreux spécialistes en la matière, celui-ci nous met en garde contre la « pensée positive » qui est à la psychologie positive ce que l’astrologie est à l’astronomie, autrement dit : du charlatanisme. La psychologie positive repose, elle, sur des bases scientifiques et doit donc répondre à des critères autrement plus rigoureux. Concernant le bonheur, ses aspects émotionnels, sentimentaux, sociaux et comportementaux sont clairement exposés. Certains découvriront que ce bonheur dépend pour près de 50% du capital de départ (génétique/tempérament), pour seulement 10% des circonstances extérieures, et pour environ 40% de l’investissement personnel ce qui laisse à priori suffisamment de place à la psychologie positive pour le cultiver. Le passage le plus attrayant de cette première partie théorique reste tout de même celui sur les idées reçues concernant le bonheur, un bonheur qui dépend finalement très peu des autres.

La partie « pratique », divisée selon les trois pôles que sont la conscience, l’action et la pensée, propose un catalogue des outils les plus fréquemment utilisés dans la TCC de la dépression. Il s’agit notamment de la désormais célèbre pleine conscience, de prescrire la gratitude, d’établir les fameux objectifs « SMART » (spécifiques, mesurables, atteignables, réalistes et temporellement définis) ou encore de la restructuration cognitive. L’ensemble est assez clair, plutôt attrayant mais peut-être pas suffisamment pour inciter des gens qui vont déjà « bien » à se lancer sérieusement.

C’est d’ailleurs ce manque global de spécificité de la psychologie positive qui peut paradoxalement constituer un frein à son adoption. Plus le public visé est large, moins le lecteur se sentira personnellement concerné, ceci malgré les quelques exemples et autres vignettes fournies par l’auteur. Et pourtant, ceux qui souhaitent aller mieux, encore mieux ou flirter davantage avec le bonheur devraient s’y intéresser étant donné que ces outils basés sur la TCC sont parmi les rares, voire les seuls à être scientifiquement validés. Il faudra alors surmonter la mauvaise réputation (injustifiée) de cette psychologie positive, se plonger dans ce guide et y trouver la motivation pour effectuer les efforts qu’il préconise.

Comment passer à la cigarette électronique ?

Cigarette électronique

Bien que très favorable à la cigarette électronique, je n’en ferai pas ici l’apologie. Je ne m’attacherai pas à restituer le contexte actuel mêlant notamment les industries pharmaceutique et du tabac. Je ne m’étendrai pas davantage sur les diverses théories du complot et sur les excès du principe de précaution qui ne sont d’aucun secours pour arrêter de fumer. Je vous renvoie tout de même à l’excellent Pharmachien dont je partage globalement le débat intérieur.

La cigarette électronique (ou vaporisateur personnel), n’est pas un produit miraculeux. Il semble même que d’après l’un des premiers essais randomisés contrôlés, les résultats ne soient pas supérieurs aux autres substituts de sevrage. Je me permets pourtant de croire fermement que jusqu’à ce jour, il s’agit du meilleur outil pour y parvenir. Selon moi, la plupart des mauvaises expériences avec la cigarette électronique sont dus à des problèmes de matériel et/ou de méthode. Entendons nous bien, l’objectif prioritaire est de ne plus s’intoxiquer avec la fumée du tabac, dont la nicotine est loin, bien loin d’être la substance la plus dangereuse. En effet, ce n’est pas cette nicotine qui déclenche les cancers liés au tabac, ni les complications cardiovasculaires. Si elle est incontestablement addictive, elle n’est pas la seule responsable de la dépendance au tabac. D’autres composés nommés IMAO, également utilisés comme antidépresseurs et présents dans la fumée de cigarette jouent un rôle non négligeable à ce niveau. Voilà probablement pourquoi l’interruption d’une consommation tabagique peut favoriser l’apparition dans un premier temps de symptômes évocateurs d’un sevrage en antidépresseurs (voir dans ce billet), puis dans un second temps de manifestations authentiquement dépressives. Pour revenir à la nicotine, il s’agit pourtant d’un poison, mais comme le disait Paracelse : « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison, seule la dose fait qu’une chose n’est pas un poison ». La dose à laquelle l’organisme doit faire face ne sera pas la même selon le mode d’absorption de la nicotine. Autant celle-ci passe très bien à travers la peau ou les parois du tube digestif, autant le passage par les alvéoles pulmonaires est beaucoup plus réduit, ce qui limite les risques d’intoxication grave par les voies respiratoires.

La principale difficulté n’est pas de vapoter mais d’abandonner la cigarette classique. Pour cela, je pense qu’il est essentiel, au moins dans un premier temps, que la cigarette électronique procure plus de sensations, plus de plaisir, plus d’intérêt que la clope à cendrier. La première expérience n’est pas toujours la bonne. J’ai notamment du m’y reprendre à deux ou trois fois et sur plusieurs années avant de finaliser la transition. J’estime actuellement qu’il existe trois facteurs déterminants à réunir pour la faciliter : l’engagement, le matériel, et les liquides.

1. L’engagement

Il ne suffit pas de se lancer. Un engagement ne peut se maintenir que s’il est renforcé. Il est essentiel de réunir le plus tôt possible les éléments qui favoriseront la consolidation de cette démarche, à commencer par son caractère public. S’afficher officiellement en tant que vapoteur aboutit à un effet d’étiquetage tout à fait bénéfique. Être identifié comme tel par son entourage ou par ses collègues de travail incite d’autant plus à s’y conformer, et ce ci quelles que soient les réactions, positives ou négatives du public en question. Les autres vapoteurs et ce qu’ils peuvent apporter en matière de conseil, de soutien, constituent également un puissant facteur de renforcement, d’où l’intérêt de ne pas rester isolé à ce niveau. Comme tout le monde n’a pas la chance d’en bénéficier à portée de main, il est vivement conseillé de se tourner vers Internet. La communauté est en effet très active, à travers les blogs (exemple), les forums (ici ou ) et même sur YouTube (exemple). Il est ainsi très facile d’obtenir des conseils et des encouragements d’un simple clic. Dans un deuxième temps, essayer de convertir d’autres fumeurs de son entourage procure également des effets renforçateurs sur son propre engagement. Enfin, ce qui reste selon moi le meilleur moyen de réussir, c’est de faire en sorte que la cigarette électronique devienne un centre d’intérêt. Il ne s’agit pas forcément d’en faire une passion mais d’y investir le temps nécessaire afin d’y trouver une satisfaction qui dépasse celle du briquet et du cendrier. C’est loin d’être impossible à l’heure actuelle au vu de la diversité du matériel (qu’il s’agisse de performances ou d’esthétisme) et de ce qu’il est possible de savourer avec les liquides.

2. Le matériel

Une part non négligeable des expériences non concluantes est attribuable à du mauvais matériel. Les trois problèmes les plus fréquents sont :

  • Une puissance insuffisante pour rivaliser avec la cigarette classique : insuffisance de vapeur ou d’effet de gorge (hit)
  • Le temps nécessaire pour recharger la batterie : incitation à se rabattre vers la clope
  • Les fuites de liquide et leurs conséquences : goût désagréable dans la bouche et surdosage en nicotine par la peau ou les voies digestives

Il est donc vivement conseillé de se procurer au moins deux batteries pour commencer, ce qui permet d’en recharger une tout en bénéficiant de la seconde, et de privilégier les modèles à puissance variable dont les ajustements sont souvent salvateurs. Les progrès effectués en matière d’atomiseur permettent aujourd’hui d’éviter la moindre fuite, ceci à condition d’opter pour le bon matériel. De manière générale, mieux vaut éviter les engins trop petits et ce qui n’est pas considéré comme une boutique spécialisée (ex. stations essence ou buraliste). Un matériel fiable n’est pas forcément onéreux, il suffit juste de se renseigner au sein de la communauté que je considère plus fiable que la plupart des commerçants. Les kits que j’aurais tendance à recommander aujourd’hui sont les kits eMow et eVod de chez KangerTech et les kits BDC ou Nautilus mini de chez Aspire dont les prix se situent en général entre 30 et 60€.

Bien utiliser un cigarette électronique implique de connaitre la façon dont elle fonctionne (ici ou  par exemple). Bien que le principe demeure globalement similaire pour tous les modèles, il existe parfois quelques différences plus ou moins subtiles à prendre en compte, ce qui implique parfois de consulter les nombreux tutoriels disponibles sur Internet.

3. Le liquide

L’importance de ce troisième facteur est régulièrement sous estimée par les vapoteurs débutants. Les problèmes auxquels ils se heurtent le plus fréquemment concernent d’une coté le taux de nicotine, de l’autre les saveurs.

Trouver le bon taux initial de nicotine n’est pas évident. Trop élevé, il expose à des signes de surdosage désagréables, les plus fréquents étant les nausées, les palpitations et les maux de tête. Ces symptômes s’atténuent logiquement en diminuant la fréquence des bouffées mais se contenter d’une telle solution, c’est aussi se priver un peu plus du geste et de l’effet de gorge qui sont justement les avantages de la cigarette électronique sur les autres moyens de sevrage. Trop bas, il expose à un manque de nicotine malgré la répétition des bouffées. Ce phénomène incite non seulement à se replier vers la cigarette classique, mais également à abandonner la cigarette électronique en raison d’un sentiment logique d’inefficacité. Le taux idéal sera donc celui qui apporte suffisamment de nicotine tout en permettant de vapoter le plus souvent possible en limitant les symptômes de surdosage. Il n’est pas rare de se voir conseiller un taux de nicotine sur la base de calculs plus ou moins complexes qui ne prendront cependant pas en compte les habitudes les plus singulières du fumeur. Ce que je recommande en général pour s’approcher de ce taux idéal, c’est d’en avoir plusieurs à disposition et de les tester pour finir par ne conserver que celui qui apportera le plus de satisfaction. Les concentrations les plus répandues sont (en mg/ml) : 0, 6, 12, 18.

Les multiples saveurs à disposition représentent un avantage indéniable sur la cigarette classique. Il est à ce titre bien regrettable de constater qu’une bonne part des échecs de passage à la cigarette électronique concerne des vapoteurs qui déplorent le mauvais goût des liquides, ceci alors qu’il n’en ont souvent pas essayé plus d’un ou deux. Compte tenu de la diversité des liquides et des saveurs, il est tout à fait impossible de ne pas y trouver son compte. Cela implique évidemment de chercher, et donc d’en essayer plusieurs, le plus possible. Ces liquides sont classiquement répartis en cinq catégories de saveurs :

  • Les tabacs dont l’objectif est soit de se rapprocher du goût des cigarettes classiques, soit de proposer d’en proposer des version plus exotiques
  • Les fruités qui, comme leur nom l’indique, concernent les fruits dans des assortiments plus ou moins complexes
  • Les mentholés qui regroupent les arômes frais de menthe mais aussi d’anis, de réglisse ou de chlorophylle
  • Les gourmands dont les saveurs sont généralement plus sucrées voire carrément pâtissières
  • Les inclassables peuvent rassembler certaines des catégories précédentes ou offrir des saveurs plus folkloriques

Il semble que pour une majorité des vapoteurs qui sont parvenus à abandonner la cigarette classique, l’évènement déterminant ait été de trouver le premier liquide qu’ils puissent consommer toute la journée sans s’en lasser ou s’en dégouter. D’autres liquides se révèlent également très appréciables mais peuvent devenir rapidement écoeurants. Leur importance n’est pourtant pas moindre puisqu’ils permettent de varier les plaisirs. En matière de liquide, il est également essentiel de ne pas trop se reposer sur ses acquis et de tenter régulièrement de nouvelles expériences, notamment car les goûts évoluent avec le temps, sans forcément prévenir…

J’espère que mes conseils seront utiles. Il s’agit de ceux que j’aurais aimé lire lorsque je me suis lancé il y a quelques années, et lorsque j’ai abandonné la clope il y a plus d’un an. Pour ceux qui souhaiteraient savoir sur quoi je vapote actuellement, il suffit de jeter un coup d’oeil au petit encadré sur la droite : mes vaporisations actuelles.