Voici quelques techniques comportementales utilisées en thérapie pour lutter contre les problèmes d’insomnie. Il est préférable d’y recourir avec l’assistance d’un professionnel compétent mais l’auto-prescription n’est pas systématiquement contre-indiquée pour autant.



Je ne suis pas sure de tout comprendre
Pourtant…
Comment se lit le tableau svp?
C’est rien, on tentera de comprendre cette nuit…
Il se lit par colonne
Chaque colonne est une proposition comportementale differente
Bonjour, grande fan de vos fiches que j’utilise beaucoup avec mes patients, je trouve que celle-ci est une des plus compliqués à comprendre, je ne sais pas si c’est l’organisation par colonne ou la dénomination de certaines catégories. J’en profite pour vous dire un grand merci pour tout votre travail!
Insomniaque cyclique depuis… toujours.
A savoir que (couche-tôt) je vais dormir de 21 h jusqu’à 3/4 heures du matin sur une durée de 3/4 nuits, puis rattraper jusqu’à 5/6 heures les deux nuits suivantes.
L’évolution, depuis une vingtaine d’années (j’ai 65 ans), c’est que je ne fais pratiquement plus de nuits blanches.
Ma technique en cas de réveil au coeur de la nuit, assorti de crises d’angoisse : je donne de la lumière, j’ouvre mes volets, je respire un grand bol d’air et je sors m’asseoir dehors (j’ai un jardinet)… contempler les étoiles qui sont pour moi un point fixe à quoi me raccrocher en cas d’angoisses nocturnes. Moyennant quoi, je me rendors ensuite.
La mélatonine m’est d’un grand secours. Je ne prends jamais de somnifères, je ne les supporte pas.
L’infographie proposée par Sylvain Dagneaux dans l’ouvrage Prendre en charge l’insomnie par les TCC, publié aux éditions Dunod en 2016, présente une vue d’ensemble des principales techniques cognitivo-comportementales (TCC) utilisées dans la prise en charge de l’insomnie. Elle s’appuie sur une idée centrale selon laquelle l’insomnie ne se réduit pas à un simple manque de sommeil, mais résulte :
de mauvaises associations entre le lit, l’éveil, le plaisir et le temps passé au lit, autrement dit d’associations devenues dysfonctionnelles.
Dans cette perspective, les techniques proposées visent à :
restaurer une relation fonctionnelle entre le lit et le sommeil.
L’objectif principal est d’améliorer l’efficience (efficacité) du sommeil, entendue comme :
le rapport entre le temps effectivement dormi et le temps passé au lit.
À partir de cette logique générale, l’infographie distingue deux grandes familles d’interventions :
Ces deux approches poursuivent un objectif commun — mieux dormir — mais mobilisent des mécanismes différents.
En définitive, ce tableau met en évidence que :
La prise en charge de l’insomnie par les TCC repose sur un équilibre entre discipline comportementale, respect du fonctionnement biologique et prise en compte du vécu subjectif du patient.
Chaque technique présente des avantages et des limites, soulignant ainsi l’importance d’une adaptation individualisée plutôt que d’une application rigide des règles thérapeutiques.