Artistes 50’s

Voici une sélection de 11 artistes ayant brillé dans les années 50 et que l’on peut approximativement considérer comme mes favoris.

Chacun d’entre eux se voit gratifier d’une présentation sommaire et de trois extraits sonores que l’on peut aussi approximativement considérer comme mes favoris.

Cette sélection reste évidemment personnelle et je n’entend nullement condamner les artistes qui n’en font pas partie, quoique… 

Les doléances, commentaires et autres réclamations sont évidemment possibles.

Le classement n’est qu’alphabétique.

Liens : deezer youtube


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Richard Berry

Souvent considéré comme l’un des nombreux seconds couteaux de l’époque, Richard Berry est pourtant un véritable pionnier digne d’un Ray Charles. Chanteur polyvalent et véritable machine à tubes, il est à l’époque omniprésent (ex. sur le « Roll with Me Henry » avec Etta James) et son influence reste incommensurable.


Johnny Burnette

Johnny Burnette and the Rock ‘n’ Roll Trio

Après avoir travaillé dans la même compagnie que le camionneur Elvis Presley (il est également issu de la même école), Johnny Burnette en devient une alternative musicale tout à fait enthousiasmante. Ses hoquets et grondements restent parmi les plus savoureux de l’époque et son rockabilly préfigure clairement le hard rock.


Johnny Cash

Johnny Cash

Si beaucoup connaissent aujourd’hui son valeureux chant de vieillard, et notamment sa reprise du « Hurt » de Nine Inch Nails, trop peu d’européens se sont réellement penchés sur l’ensemble de son parcours. Ses débuts sont marqués par un rockabilly très singulier que l’on pourrait imaginer comme tracté par un locomotive à vapeur.


The Chordettes

The Chordettes

Les performances a capella de ce charmant quartet ont bercé les années 50 malgré les secousses du rock ‘n’ roll naissant. Certaines de ces délicieuses vocalises ont d’ailleurs mieux survécu aux décennies ultérieures et résonnent aujourd’hui dans des films, des séries, des jeux vidéo ou des publicités.


The Coasters

The Coasters

Cette bande de clowns reste parmi les ensembles vocaux les plus attrayants de la décennie. Propulsés sur le devant de la scène rhythm & blues de l’époque grâce aux tubes comiques et accrocheurs du duo de compositeurs Leiber & Stoller, il n’en descendront qu’une bonne dizaine d’années plus tard.


Eddie Cochran

Eddie Cochran

Malgré une carrière fortement raccourcie par son décès dans un tragique accident de voiture en 1960, ce fier braillard, fougueux guitariste et habile compositeur aura offert quelques perles de rockabilly, et laissé entrevoir de belles perspectives d’évolution à l’aube des années soixante comme en témoigne le splendide « Three Steps to Heaven ».


The Everly Brothers

The Everly Brothers

Les chants harmonieux des frères Everly ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd si l’on en croit les vocalises ultérieures des Beatles, des Beach Boys, des Byrds, des Bee Gees et bien d’autres encore. Leur influence sur le rock le mélodique ne semble en effet pas moindre que celle d’un certain Elvis Presley.


Flatt & Scruggs

Flatt & Scruggs

Le bluegrass n’est pas forcément un style très viable au delà des États-Unis mais il réserve pourtant des élans instrumentaux virtuoses et effrénés que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Ces deux hommes en demeurent les plus grands représentants, et Earl Scruggs l’un des plus grands virtuoses du banjo.


Brenda Lee

Brenda Lee

Passée directement du berceau à la scène, cette enfant prodige reste l’une des chanteuses les plus attrayantes de tous les temps. En tant qu’adolescente, ses premiers efforts portent sur le rockabilly, un genre dont elle s’approprie à merveille les tics vocaux pour un résultat parmi les plus exquis de l’époque.


monk

Thelonious Monk

S’il fallait n’en garder qu’un qu’un dans le domaine du jazz, ce serait probablement celui-ci. La plupart des psychiatres amateurs de jazz s’efforcent de le faire passer pour un fou et de le déposséder de son talent mais ces fabuleuses dissonances et autres discordances ne sont pas plus folles que les consonances de ses contemporains les plus « mainstream ».


Howlin' Wolf

Howlin’ Wolf

Cette brute épaisse est rapidement repérée par Ike Turner pour son chant guttural, bouillonnant, immédiatement captivant. Il deviendra le grand rival de Muddy Waters à Chicago. Ses prestations les plus déchirantes, notamment sur certaines compositions de Willie Dixon, demeurent d’indémodables classiques du genre.