Derrière ce titre un poil sexiste se trouve l’un de mes albums préférés, toutes périodes et styles confondus.
Caravan est un groupe rattaché à l’école de Canterbury, une famille de groupes et de musiciens de la scène prog anglaise des années soixante-dix. Je n’ai jamais été très séduit par cette scène un peu trop jazzy, légère et potache à mon goût. La tendance à l’improvisation et aux errances psychédélisantes n’aide pas non plus à accrocher mes oreilles.
Mais pour Caravan c’est différent, et pour une raison assez simple : sur cet album, le groupe épaissit considérablement la recette, avec un rock plus consistant et plus épique. La musique reste tout de même assez légère et enjouée, mais Caravan embarque ici volontiers dans des passages plus musclés, plus marqués par les riffs, mais aussi dans des élans plus orchestraux. Les grandes suites de l’album changent régulièrement de visage, les soli sont plus concis, moins barbants voire franchement accrocheurs, notamment ceux du violoniste.
Je ne suis jamais vraiment tombé enceint en écoutant cet album mais je ne m’en séparerais pour rien au monde.
Cet album a le malheur de ne pas figurer sur les plateformes de streaming dans nos contrées. Je propose donc un lien YouTube non officiel



Laisser un commentaire