Le déclin de la psychanalyse

Peut-on se réjouir de l’évolution de la psychiatrie si réduit voire si on élimine le poids de la psychanalyse ?

Peut-être bien mais dressons tout de même le bilan :

✅ La psychanalyse est beaucoup, beaucoup moins pesante qu’il y a 20 ans : wahou trop bien!!!

❌ Les moyens humains : pénurie de psychiatres, turn-over des équipes, temps clinique réduit.

❌ La continuité des soins : parcours fragmentés, ruptures de suivi, difficultés d’accès aux CMP.

❌ La relation thérapeutique : consultations de plus en plus courtes, pression gestionnaire.

❌ Les médocs : la pharmacopée psychiatrique française est ridicule comparée à d’autres pays

❌ La clinique : simplification excessive des diagnostics (vive le DSM), protocolisation.

❌ La place du soin psychique non médicamenteux : raréfaction du temps pour la psychothérapie (elles sont où la TCC et la thérapie centrée trauma pour les troubles sévères?).

❌ L’hôpital public : fermeture de lits, saturation des services.

❌ Les équipes : perte d’expérience clinique, formation parfois plus pauvre.

🎉 OK le bilan est vraiment très bon! La poudre aux yeux, c’est pas forcément mieux que dans le nez…

Petite précision : la liste des ❌ n’est évidemment pas la conséquence de la baisse de la psychanalyse.
Mon propos est plutôt qu’on s’est beaucoup félicité d’avoir réglé ce problème… pendant que beaucoup d’autres, nettement plus concrets, s’aggravaient.

Commentaires

Laisser un commentaire

En savoir plus sur ALIÉNISTE & ROCKOLOGUE

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture