Ma sélection de ritournelles psychédéliques

Voici une sélection de 11 ritournelles psychédéliques que l’on pourrait approximativement considérer comme mes préférées. Les critères de psychédélisme retenus sont l’époque (deuxième moitié des années 60), l’originalité et/ou le caractère régressif des mélodies, de l’instrumentation ainsi que de la structure des chansons.

Les échantillons concernés sont classés par ordre alphabétique.

Les doléances, commentaires et autres réclamations sont évidemment possibles.


The United States of America : « The American Metaphysical Circus » (1968)

Ce groupe de rock avant-gardiste avait choisi de se passer de guitariste et de mêler des sonorités électroniques à ses élans aventureux ou parfois plus traditionnels. L’unique album qui en résulte n’est guère facile d’accès mais mérite certainement autant d’intérêt que les premiers efforts de Pink Floyd ou du Velvet Underground, et notamment cette chanson plutôt envoutante.


The Crazy World of Arthur Brown : « Fire » (1968)

Ce chanteur très théâtral n’aura conçu qu’un tube mais ce n’était pas son objectif initial. Il souhaitait faire de son premier album un opéra rock mais ce projet déplaisait à un manager qui n’a pourtant pas hésité à soutenir ultérieurement les Who dans cette démarche. Ce 45 tours rudimentaire et infernal sur lequel jouent Carl Palmer et Vincent Crane s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.


Pink Floyd : « The Gnome » (1967)

Si les créations de Syd Barrett sont globalement surestimées, certaines demeurent charmantes, notamment celle-ci qui ne paye pas de mine mais devient vite entêtante. Il y conte de façon puérile l’histoire d’un gnome nommé Trimble Brumble, dans laquelle beaucoup y voient (un peu trop vite) l’influence de Tolkien. Cette créativité si particulière s’est rapidement consumée.


Traffic : « Hole in My Shoe » (1967)

Un simple trou dans une chaussure peut devenir terriblement obsédant sous l’influence de certaines substances. Lorsque le guitariste Dave Mason a souhaité faire de cette expérience une chanson, ses acolytes n’en furent guère satisfaits, jugeant qu’elle ne correspondait pas au style d’un groupe qui n’en a finalement jamais eu. Elle reste pourtant le plus grand succès de la formation.


The Strawberry Alarm Clock : « Incense and Peppermints » (1967)

Habilement renommé pour profiter de la voie ouverte par le succès fraisier des Beatles, cette formation californienne résultait de la collision de deux de deux groupes. Le mélange a plutôt bien pris puisque cette chanson a rapidement grimpé au sommet du classement américain. Chantée par un jeune ami du groupe d’à peine 16 ans, elle devait initialement n’être qu’une face B.


The Doors : « Light My Fire » (1967)

On ne présente plus cette incitation à planer davantage dont les entêtantes mélodies ne ressemblaient à rien de ce qui passait sur les ondes à l’époque. Et encore, la version radiophonique est amputée de ce merveilleux solo du claviériste Manzarek qui dépasse allègrement les 4 minutes. Cette version est restée trois semaines au sommet du classement américain en mai 1967.


Tomorrow : « My White Bicycle » (1967)

Un peu long à sortir son premier album, et bénéficiant d’un maigre budget qui ne permettait pas d’imprimer une pochette en couleur, ce groupe n’a pas bénéficié d’un succès à la hauteur de son talent. Cette chanson tout à fait mémorable connaitra davantage de popularité grâce à deux reprises, notamment celle de Nazareth mais demeure bien plus savoureuse dans sa forme originale.


The Rolling Stones : « She’s a Rainbow » (1967)

Les Stones ne pouvaient pas rester sans réponse face à Sgt. Pepper. Le résultat, très mal accueilli par la critique, fut effectivement d’une grande médiocrité. Seule cette délicieuse petite chanson, mignonne et poignante est à sauver de cette requête de leurs sataniques majestés. Ce n’est certainement pas un hasard si le groupe est ensuite vite revenu à un rock plus rustique.


The Yardbirds : « Still I’m Sad » (1965)

Les Yardbirds sont à considérer parmi les artistes les plus précoces de la vague psychédélique et parmi les plus innovants de l’époque avec les Beatles. La mélodie de cette chanson semble inspirée de celle de la mort vespérale d’un lion dont l’origine semble remonter à une chanteuse sud-africaine des années 20. Mais une fois que les Yardbirds s’en saisissent, c’est autre chose.


The Beatles : « Strawberry Fields Forever » (1967)

Ce véritable petit bijou du psychédélisme a nécessité de longues heures de travail en studio (45 heures d’enregistrement réparties sur 5 semaines). Le résultat n’est plus à présenter et demeure parmi les plus beaux exercices de dissonance de l’histoire du rock. Lennon a été ici inspiré par quelques réminiscences infantiles et bien sûr par quelques prises de substances prohibées.


Donovan : « Sunshine Superman » (1966)

Avec son producteur Mickie Most, Donovan a ouvert la voie à la puissance des fleurs et au mouvement hippie. Cette chanson, sur laquelle jouent les futurs membres de Led Zeppelin John Paul Jones et Jimmy Page, est l’une des premières à faire référence au LSD, ainsi qu’aux super-héros Green Lantern et Superman. Elle s’est rapidement hissée au sommet du classement américain.

 

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