Ma sélection de metal à cloche

Voici une sélection de chansons jouées par des groupes de metal ou de hard rock et caractérisées par la présence d’une cloche. Celle-ci peut résonner en introduction, au cours d’un interlude ou être davantage intégrée à un riff ou à une mélodie de l’échantillon concerné.

Les échantillons concernés sont classés par ordre chronologique et ne se limitent pas à une décennie particulière.

Les doléances, commentaires et autres réclamations sont évidemment possibles.


Black Sabbath : « Black Sabbath » (1970)

Souvent considérée comme l’acte de naissance du heavy metal, cette chanson associe une ambiance pour le moins sombre à un riff basé sur un triton satanique repris au « Mars » de Gustav Holst. Elle aurait été inspirée au bassiste Geezer Butler par une hallucination hypnagogique mettant en scène une longue silhouette noire au pied de son lit au réveil d’une nuit bien chargée.


AC/DC : « Hells Bells » (1980)

Ces treize coups d’une cloche de plus de 700 Kg marquent le retour d’AC/DC moins de six mois  après le décès tragique du chanteur Bon Scott. Son successeur Brian Johnson rugit dans un style assez similaire, encore plus caricatural, et n’écrit jamais de paroles sans une bouteille de Whisky. La plupart des amateurs du groupe seront donc non seulement consolés mais comblés.


Ozzy Osbourne : « Revelation (Mother Earth) » (1980)

Ozzy ne comptait pas en rester à sa triste fin de parcours avec Black Sabbath et se relance à l’aube des années quatre-vingt avec une nouvelle formation au sein de laquelle officie un guitariste particulièrement brillant (Randy Rhoads). S’il prend alors à contrepied le satanisme d’antan avec cette prière tragique, il n’oublie pas d’y incorporer quelques sonneries de cloche dans le refrain.


Iron Maiden : « Hallowed Be Thy Name » (1982)

Si beaucoup de paroliers du genre écrivent au mieux avec leur organe génital, au pire avec leurs pieds, ce n’est pas le cas du bassiste Steve Harris. Cette prouesse épique dans laquelle Bruce Dickinson chante les dernières ruminations d’un condamné à mort reste parmi les classiques du metal les plus célébrés, et achève (dans tous les sens du terme) un album qui ne l’est pas moins.


Savatage : « Sirens » (1983)

Le rapport entre une cloche et des sirènes n’est pas forcément évident au premier coup d’oreille, ni au second, mais mieux vaut ne pas chercher la petite bête. Celles-ci sont déjà suffisamment fascinantes et angoissantes pour justifier que le glas des matelots soit sonné. Savatage est un groupe qui aime raconter des histoire, et le montre dès le premier titre de son premier album.


Metallica : « For Whom the Bell Tolls » (1984)

La cloche résonne façon imposante et inquiétante mais finit par laisser la place à des riffs qui ne le sont pas moins. S’il fallait ne garder qu’une chanson de Metallica, ce serait probablement celle-ci, aussi puissante et pesante que finalement très attrayante et accessible au grand public. Sans aller jusqu’à en faire de la grande littérature, elle est inspiré du célèbre roman du même nom.


Mercyful Fate : « A Dangerous Meeting » (1984)

Les piaillements de King Diamond sont particulièrement pénibles et ridicules mais il faut bien reconnaitre un certain talent à son premier groupe : celui d’avoir su chatouiller les entrailles de l’enfer pour inspirer quelques branches ultérieures du metal extrême. Et lorsqu’il s’agit d’aller chercher le malin là où il se trouve, quelques coups cloche ne sont jamais de trop à la fin d’une chanson.


Possessed : « Fallen Angel » (1985)

Les sonneries de cloche sont ici incorporées à un riff rudimentaire mais tout à fait accablant. Le reste de la chanson ne sera pas forcément facile à digérer pour tout le monde, de même que le reste de l’album. Celui-ci demeure considéré comme le premier véritable effort de death metal, du moins en studio, un style notamment caractérisé par des vocalises gutturales et autres grognements.


Bathory : « Enter the Eternal Fire » (1987)

Ce groupe suédois dont les enregistrements bénéficient d’une qualité sonore discutable constitue un chainon déterminant dans le développement du black metal. Ce titre et l’album dont il est issu dévoilent déjà la plupart des critères qui seront développés par les pionniers norvégiens au début des années quatre-vingt-dix: distorsion outrancière, aiguë et oppressante, hurlements etc.

 


Coroner : « Pale Sister » (1991)

Ce groupe suisse de thrash technique n’a jamais bénéficié d’un succès à la hauteur de son talent. Contrairement aux formations phares du genre, Coroner n’a jamais vraiment cherché à accommoder le grand public avec ses quelques albums qui restent pour la plupart assez difficiles d’accès. Cet échantillon reste centré sur un riff brutal, véloce et tout à fait surprenant.


Anthrax : « In the End » (2011)

Il aura fallu attendre près de trente ans pour qu’une cloche résonne sur la musique d’Anthrax. L’album Worship Music marque le retour in extremis du chanteur Joey Belladonna et ce titre qui en est issu sonne comme un véritable retour aux sources, du moins aux meilleures sources du groupe. Des riffs accrocheurs y sont matraqués sans répit jusqu’à l’inévitable retour de la cloche.

One Comment

  1. DAVID ESPOSITO

    Quel putain de morceau « Hallowed Be Thy Name »…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s