Ma sélection de (vieux) rock orchestral

Voici les 11 titres de (vieux) rock orchestral que l’on pourrait (approximativement) considérer comme mes favoris.

Il est à préciser que cette sélection concerne un rock symphonisant dans la forme (simple accompagnement orchestral) et/ou dans le fond (structure à tendance « symphonique ») et se limite aux enregistrements de studio. Aucun extrait de concert n’y est donc inclu. 

Les doléances, commentaires et autres réclamations sont évidemment possibles.

Le classement n’est qu’alphabétique.


Pink Floyd : « Atom Heart Mother » (1970)

Cette pièce instrumentale d’une vingtaine de minutes peut aussi bien être qualifiée d’audacieuse et d’avant-gardiste que de naïve et pompeuse. Reniée par beaucoup, notamment par certains membre du groupe, elle offre pourtant des passages épiques et même du groove sans jamais sombrer dans une virtuosité masturbatoire.


The Moody Blues : « Dawn is a Feeling » (1967)

Cet échantillon d’un album pionnier en matière de rock orchestral (Days of Future Passed) n’a pas autant marqué les esprits que le langoureux « Nights in White Satin » qui y figure également, mais il mérite tout autant d’attention. Une mélodie majestueuse, un interlude beatlesien, des cordes, et tout est joué.


Nazareth : « I Will Not Be Led » (1972)

Avant de recentrer ses efforts sur un hard rock sans fioritures, Nazareth s’était risqué à flirter avec le folklore écossais sur quelques titres plus ou moins orchestraux. Le succès n’a pas été massif mais la plupart d’entre eux méritent amplement un détour auditif, notamment celui-ci dont la montée en puissance est très appréciable.


Led Zeppelin : « Kashmir » (1975)

Ce monstre n’est plus à présenter, ni le groupe qui tenta alors de partir du Maroc pour rejoindre les régions indopakistanaises sur un tempo pachydermique. Ces fameux triplets repris à l’unisson et propulsés par l’orchestre semblent défier les lois du temps, et de la géographie évidemment.


Caravan : « Lover » (1975)

Cette ballade initialement très ramollie et dégoulinante acquiert progressivement une dimension orchestrale qui finit par la rendre beaucoup plus appréciable. Un élan s’articule alors autour d’une délicate ritournelle de basse vers une douce envolée qui se passerait bien d’atterrissage. C’est mignon, c’est du Caravan.


The Beatles : « Martha My Dear » (1968)

Ces fanfaronnades un peu jazzy illustrent bien le talent sinon le génie de McCartney, non seulement pour les arrangements orchestraux mais aussi et surtout pour composer les mélodies les plus irrésistibles du siècle dernier. Et dire que cette petite merveille n’est consacré qu’à son chien…


Procol Harum : « A Salty Dog » (1969)

Voici l’une des plus belles chansons qui soient. Poignante, épique, dramatique, de son obscure mélancolie à ses envolées étincelantes, elle semble illustrer bien plus que les péripéties d’un capitaine et de son équipage. Au delà des métaphores marines un peu convenues, rarement le rock n’aura été aussi beau.


The Alan Parsons Project : « Silence and I » (1982)

Cette chanson resterait presque banale sans l’intervention de l’orchestre qui lui donne une dimension des plus héroïques et la propulse parmi les performances les plus grandioses d’une décennie bien triste en la matière. Il ne s’agit pas du premier essai d’Alan Parsons en la matière. Les arrangements orchestraux, ça le connait.


Electric Light Orchestra : « Tightrope » (1976)

Ce groupe est probablement le premier à intégrer des violonistes et des violoncellistes comme membres à part entière. La plupart des albums bénéficient d’ouvertures orchestrales assez grandioses dont celle-ci est à considérer parmi les plus illustres. L’ambition initiale était de reprendre là où les Beatles s’étaient arrêtés…


Bee Gees : « To Love Somebody » (1967)

Initialement destinée à Otis Redding, cette chanson est finalement interprétée par ses compositeurs : les frères Gibb. Les débuts des Bee Gees ne sont certainement pas à négliger sous prétexte du caractère sirupeux de leurs « ballades de chambre », notamment car les orchestrations sont sublimes.


Atomic Rooster : « Time Take My Life » (1972)

Les « gros sabots » d’un orchestre n’ont jamais été un obstacle au groove le plus bondissant. Les coqs atomiques de Vincent Crane ne s’y sont pourtant pas risqués plus d’une fois, ce qui est bien regrettable compte tenu du résultat. Cordes et cuivres sont loin d’être omniprésents mais tombent toujours à point.


2 Comments

  1. annelartigue

    Adore et connaissais pas Atomic Rooster, merci…
    sans analyse aussi approfondie, ces morceaux m’ont donné envie de réécouter « wish you were here », « i m so afraid » de fleetwood mac et the power of love de FGTH! quelle bonne soirée!

    1. Voilà de bonne références! Ravi d’avoir pu contribuer à cette chouette soirée!

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