Mes favoriffs de guitare, Vol. 3/3

Voici le troisième volume d’une sélection de ritournelles guitaristiques saturées que l’on pourrait (approximativement) considérer comme mes favorites.

Je ne prétends nullement constituer ici l’universelle anthologie du riff.

Pour preuve, vous n’y trouverez pas de brume pourpre, ni de fumée sur l’eau, ni tout plein d’amour, ni le soleil de votre amour, ni de quoi vraiment m’avoir, ni d’argent pour rien, ni Johnny (aussi bon soit il), ni de jardin d’Eden etc.

Cette sélection de riffs, logiquement axée sur le rock qui tache, reste tout de même assez large pour accrocher une bonne partie de la population.

Les doléances, commentaires et autres réclamations sont évidemment possibles.

Le classement n’est qu’alphabétique.

 


Radiohead : « Paranoid Android » (1997)

Ce riff dissonant qui semble se mordre la queue ne représente qu’une section d’un titre épique et parodique sans lequel il paraitrait certainement bien chétif. Ses multiples déclinaisons et notamment ce véritable crescendo à partir de la deuxième minute suffisent pourtant à lui conférer son improbable universalité, entre quatre et sept temps.


 

Lynyrd Skynyrd : « Poison Whiskey » (1973)

Ce choix surprendra certainement ceux qui savent à quel point la discographie du groupe regorge de riffs mémorables mais j’espère qu’ils sauront se pencher davantage sur celui-ci qui fleure bon la bouse et l’ivresse du sud des États-Unis. Aussi désorganisé qu’une bagarre de bar au premier abord, il dévoile peu à peu son architecture subtile.


 

AC/DC : « Riff Raff » (1978)

Ne conserver qu’un riff d’AC/DC relève de la torture malgré les nombreux doublons du catalogue. Celui-ci n’est ni le plus célèbre ni le plus prompt au démarrage (près d’une minute d’attente) mais pourrait bien décoiffer tous les chauves de la planète. Sa recette est plutôt féline : une escalade frénétique ponctuée d’un triple coup de griffes acérées.


 

Lenny Kravitz : « Rock and Roll Is Dead » (1995)

Il est possible de considérer Lenny Kravitz à la fois comme un réanimateur et un plagiaire du vieux hard rock. Il est possible de considérer ce riff à la fois comme une création d’exception et comme un recyclage de plusieurs échantillons zeppeliniens. Il est même possible de le considérer comme l’un des plus accrocheurs de l’histoire.


 

Guns N’ Roses : « Roquet Queen » (1987)

Cette chanson semble célébrer une amitié très particulière entre Axl Rose et une jeune fille de Los Angeles, ceci au point d’y enregistrer de véritables ébats sexuels, cette fois entre ce même Axl Rose et la copine de son batteur. Le riff, monté sur ressorts et magnifiquement culbuté, est évidemment parfaitement calibré pour coller à ce thème réjouissant.


 

System of a Down : « Sad Statue » (2005)

Parfaitement à l’image de la musique du groupe, ce riff furieux et exubérant propulse un vibrato fulgurant en guise de coup de semonce avant d’envoyer la mitraille et l’artillerie lourde, le tout étant évidemment réalisé à la vitesse de l’éclair. Quant à cette pauvre Statue de la Liberté, on dirait bien qu’elle prend tout par derrière.


 

Metallica : « Seek & Destroy » (1983)

Il y a davantage de bons riffs dans cette chanson que dans l’entière discographie des autres groupes de l’époque, ce qui illustre parfaitement la suprématie de Metallica. S’il fallait n’en garder qu’un, ce serait pour moi le deuxième (vers la trentième seconde), légèrement dissonant et lancinant à souhait, enfin au mien évidemment.


 

Porcupine Tree : « Shallow » (2005)

Ce brave Steven Wilson reste nostalgique en toutes circonstances mais ne remonte cette fois qu’une dizaine d’années, jusqu’aux temps du grunge et de la fusion rap/metal avec un riff que n’aurait pas renié Tom Morello. Cette petite saillie dans les aigus et les glissades bien rythmées qui suivent procurent effectivement des sensations exquises.


 

The Who : « The Seeker » (1971)

Les Who ne sont certainement pas les plus grands pourvoyeurs de riffs de l’histoire du rock, ce qui est bien regrettable compte tenu de la qualité de celui-ci. Simple, sauvage, exécuté avec la classe habituelle de Pete Townshend et propulsé par la mythique section rythmique (Moon/Entwistle), il en ressort totalement foudroyant.


 

Megadeth : « Tornado of Souls » (1990)

Les performances de Megadeth restent logiquement et pour la plupart dans l’ombre de celles de Metallica mais certains de leurs riffs valent plus qu’un détour auditif. C’est le cas de celui-ci, féroce et ultra-rapide, qui transpire l’éternelle soif de revanche de Dave Mustaine, même si principalement exécuté par sa nouvelle recrue Marty Friedman.


 

Aerosmith : « Walk This Way » (1975)

La version originale met davantage en valeur ce riff exceptionnel que la reprise avec Run-D.M.C. qui subit logiquement la javellisation des années quatre-vingt. Frétillant, funky, élémentaire sur le plan mélodique mais jouant habilement des contretemps et des silences, il demeure l’un des spécimens les plus accrocheurs de l’histoire.


 

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