Mes favoriffs de guitare, Vol. 2/3

Voici le deuxième volume d’une sélection de ritournelles guitaristiques saturées que l’on pourrait (approximativement) considérer comme mes favorites.

Je ne prétends nullement constituer ici l’universelle anthologie du riff.

Pour preuve, vous n’y trouverez pas de brume pourpre, ni de fumée sur l’eau, ni tout plein d’amour, ni le soleil de votre amour, ni de quoi vraiment m’avoir, ni d’argent pour rien, ni Johnny (aussi bon soit il), ni de jardin d’Eden etc.

Cette sélection de riffs, logiquement axée sur le rock qui tache, reste tout de même assez large pour accrocher une bonne partie de la population.

Les doléances, commentaires et autres réclamations sont évidemment possibles.

Le classement n’est qu’alphabétique.

 


Nirvana : « In Bloom » (1991)

Ce riff témoigne à merveille de cette fameuse agressivité nonchalante propre au mouvement grunge du début des années quatre-vingt-dix. Les judicieuses accalmies durant le couplet, quasi-systématiques chez Nirvana, permettent de fédérer également les oreilles les plus sensibles sans renier les déflagrations et la pesanteur du riff pendant le refrain.


 

Budgie : « In the Grip of a Tyrefitter’s Hand » (1973)

Voici un specimen plutôt ahurissant qui évoquera éventuellement les (dé)visseuses de roue et dont on appréciera l’effet stéréophonique. Ce riff bénéficie de plus d’une propulsion rythmique idéale, d’autant plus percutante qu’elle s’effectue à contretemps et sans fioritures. Reste à mentionner les régulières cassures aussi légitimes que bien martelées.


 

Black Sabbath : « Iron Man » (1970)

Les riffs de Tony Iommi ne sont pas les plus subtils ni les plus véloces de l’histoire, faute de phalange, mais il faut bien reconnaitre que la plupart d’entre-eux restent imparables, notamment celui-ci. Lorsqu’il le fit découvrir à Ozzy Osbourne, ce dernier remarqua qu’il sonnait comme la démarche d’un gros mec en fer. C’est tout à fait ça…


 

Thin Lizzy : « Jailbreak » (1976)

À l’image de la musique du groupe, ce riff offre un mélange tout à fait improbable de brutalité et de sensualité. Simpliste voire chétif au premier abord, il ne tarde pas à dévoiler un groove très accrocheur qui canalise à merveille toute cette exaltation rugueuse. Le résultat ne peut qu’inciter tout prisonnier à s’évader vigoureusement.


The Rolling Stones : « Jumpin’ Jack Flash » (1968)

Sans avoir été une véritable usine à riffs, les Stones restent à l’origine de plusieurs pépites telles que cette ritournelle qui reste selon moi la plus excitante de leur catalogue, devant « (I Can’t Get No) Satisfaction« , « Start Me Up« , « Brown Sugar » ou encore « Bitch« . À l’écouter, il s’agirait effectivement plus de sauter que de taper du pied.


 

ZZ Top : « La Grange » (1973)

Il s’agit certainement de la déclinaison la plus retentissante du « Boogie Chillen » de John Lee Hooker dont le riff a été ici dopé, martelé jusqu’à devenir l’un des plus populaires de l’histoire du rock. Aucun soliste digne de ce nom ne peut résister longtemps à ces petits contretemps qui sont autant d’appels à faire couiner sa guitare.


 

King Crimson : « Larks’ Tongues in Aspic, Part Two » (1973)

Les connaisseurs y reconnaitront du Stravinsky, et ils n’auront pas tort (La Danse des adolescentes du Sacre du Printemps). Ce riff demeure selon moi le plus mémorable offert par le rock progressif du début des années soixante-dix. Sa complexité rythmique est indéniable mais de grande connaissances en mathématiques ne sont pas indispensables.


 

The Jimi Hendrix Experience : « Manic Depression » (1967)

Étrangement, cette chanson n’a jamais fait l’objet d’un 45tours alors qu’elle contient l’un des meilleur riff du célèbre guitariste, si ce n’est le meilleur. Cette fameuse propulsion à trois temps lui procure un indéniable aspect jazzy duquel s’empare à merveille le batteur Mitch Mitchell au point de quasiment voler la vedette à Hendrix.


 

Led Zeppelin : « Moby Dick » (1969)

Ce riff est très voire trop inspiré du « Watch Your Step » de Bobby Parker, tout comme l’est « I Feel Fine » des Beatles, mais le résultat zeppelinien vaut bien davantage qu’un détour auditif. Le groupe a offert bien d’autres riffs de qualité mais aucun n’est à mon sens aussi accrocheur et obsédant que celui-ci. Quant au solo de batterie…


 

Pantera : « Mouth for War » (1992)

Sans être un inconditionnel de ce groupe dont le thrash sudiste reste un peu trop abrupt à mon goût, je ne peux que m’incliner devant la force de ce riff dont les glissades m’évoquent une sorte de rouleau compresseur supersonique. Il est décidément regrettable que ce brave Phil Anselmo préfère les aboiements à un chant plus mélodique.


 

The Knack : « My Sharona » (1979)

Cet énorme tube, véritable fleuron des débuts de la new wave, nous rappelle certains élans des années soixante notamment ceux des Kinks. Son charme provient en grande partie du fameux riff, à la fois rudimentaire et singulier et dont les aspects caricaturaux inciteront certains humoriste au recyclage.


 

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