Mes favoriffs de guitare, Vol. 1/3

Voici le premier volume d’une sélection de ritournelles guitaristiques saturées que l’on pourrait (approximativement) considérer comme mes favorites.

Je ne prétends nullement constituer ici l’universelle anthologie du riff.

Pour preuve, vous n’y trouverez pas de brume pourpre, ni de fumée sur l’eau, ni tout plein d’amour, ni le soleil de votre amour, ni de quoi vraiment m’avoir, ni d’argent pour rien, ni Johnny (aussi bon soit il), ni de jardin d’Eden etc.

Cette sélection de riffs, logiquement axée sur le rock qui tache, reste tout de même assez large pour accrocher une bonne partie de la population.

Les doléances, commentaires et autres réclamations sont évidemment possibles.

Le classement n’est qu’alphabétique.


 

Rush : « Bastille Day » (1975)

Les adorateurs du groupe de manqueront pas de me rappeler à quel point sa discographie fourmille de riff plus prestigieux. En effet, celui-ci n’est guère enrobé de divagations asimovo-tolkienesques et ne se cache pas au milieu d’une performance épique d’un quart d’heure, mais il n’en est pourtant pas moins accrocheur et fleure bon la prise de la Bastille!


 

Michael Jackson : « Beat It » (1983)

On ne devient pas roi de la pop sans séduire au passage quelques blancs-becs amateurs de hard rock. C’est donc sur les conseils d’un producteur avisé et sur le modèle de « My Sharona » que le noir devient réellement gris. Aucun chevelu n’aura fait mieux cette année là, y compris Eddie Van Halen qui n’est invité ici qu’à jouer le solo (mais quel solo!).


 

Opeth : « Deliverance » (2002)

Les trois premiers quarts de ce titre épique naviguent entre fureur et grâce sans renier la complexification, tout ce en quoi l’aimable groupe suédois excellent depuis longtemps. Le riff sélectionné débute aux alentours de la dixième minute sur un motif mélodique assez rudimentaire, mais sur un rythme tarabiscoté tout à fait singulier et très empreint de martialité.


 

Survivor : « Eye of the Tiger » (1982)

À la recherche d’une chanson pour son film, le deuxième plus célèbre des Sylvestre sollicita ces américains dont il avait particulièrement apprécié le premier succès (« Poor Man’s Son« ). Le résultat n’est plus à présenter et reste parmi les titres les plus vendus et entendus de l’histoire. Le riff reste pourtant imparable malgré les années, et ce n’est pas JCVD qui me contredira…


 

Rage Against the Machine : « Freedom » (1992)

Cette petite bande de conspirationnistes est à l’origine de l’un des plus beaux catalogues de riffs des années quatre-vingt-dix. Celui-ci (par lequel débute la chanson) reste parmi les plus complexes et se distingue grâce à une mélodie circulaire, de petits contretemps et une exquise descente finale. Le groove qui en résulte est très envahissant.


 

Iron Maiden : « Genghis Khan » (1981)

Ce titre instrumental semble avoir été oublié par beaucoup, y compris par le groupe lui-même, ce que je me dois de condamner étant donné la qualité du riff principal. Outrageusement saccadé et on ne peut plus belliqueux, celui-ci n’a rien à envier à la plupart des cavalcades antérieures (ex. « Transylvania« ) ou ultérieures (ex. « Losfer Words (Big ‘Orra)« ) de la bande.


 

Nazareth : « Hair of the Dog » (1975)

Certains persistent à y entendre un dérivé du « Day Tripper » des Beatles, notamment les Guns N’ Roses à la fin de leur reprise. Il s’agit selon moi de l’alliance parfaite du groove et de la férocité, un riff extrêmement pesant auquel la clarine (autrement appelée cloche de vache) apporte cette petite touche de finesse qui le rend si exquis.


 

Judas Priest : « Heroes End » (1978)

Si ce riff n’est pas le plus populaire de la bande, il reste le plus incongru de sa discographie, incongru au point que Rob Halford lui-même ne semble pas vraiment savoir quoi ni comment chanter dessus. Aussi étrange qu’accrocheur, il mérite amplement d’être exhumé et considéré au delà d’un simple vestige de l’époque la plus épique du groupe.


 

Focus – « Hocus Pocus » (1971)

Cette fabuleuse performance n’est absolument pas représentative de la musique du groupe, ce qui est regrettable compte tenu de l’absence d’équivalent dans l’histoire du hard rock. Le riff frénétique y est pour beaucoup, au moins autant que le yodel et les multiples soli déchainés. Focus s’en remettra mais ne s’y remettra pas.


 

Jeronimo : « How I’d Love to Be Home » (1971)

Il ne serait pas regrettable de passer à coté de cet obscur et éphémère groupe allemand si celui-ci n’était pas à l’origine de l’un des riffs les plus percutants du début des années soixante-dix. Cette période est pourtant riche en la matière mais rares sont ceux qui peuvent rivaliser avec ce specimen rustique et athlétique.


 

Joan Jett & the Blackhearts : « I Love Rock ‘N Roll » (1982)

Bien mieux promue que l’originale des Arrows mais finalement très similaire, cette version est celle que tout le monde connait, l’hymne au succès monumental qui allait lancer la chanteuse dans sa carrière solo. Bien qu’usé par les diffusions massives pendant toutes ces années, le riff demeure des plus implacables.

2 Comments

  1. Sympa! Je découvre la majorité des titres.
    Evidemment, à faire ton petit best-of personnel, tu t’exposes à une longue liste de récriminations et de suggestions de perles oubliées! Difficile tout de même de passer sous silence le maître Jimi Hendrix (je voterais pour Voodoo Chile), Deep Purple (peut-on ne pas panthéoniser Smoke on the water?) et Led Zep (trop de choix!). J’avoue, mes goûts sont assez « classiques »!

    1. Il y aura du Deep Purple, du Hendrix et du Led Zep dans les volumes suivants, mais pas forcément ceux qu’on imagine. Merci du commentaire en tous cas.

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